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Un élément grave a été mis en évidence : le risque moyen cancérigène est pour tous les appareils comparable à celui du soleil méditerranéen. En quelques années, la puissance en UVB a été augmentée par 3. Quatre vingt trois pour cent (83%) des appareils UVA haute-pression ont une irradiance UVB supérieure aux normes européennes et anglaises. | Motif d'utilisation | Réponse (%) | |
| Pour le bien-être | 25% | 45% |
| Pour la santé | 2% | |
| Raison médicale | 17% | |
| Lors d'un régime | 1% | |
| Meilleure mine | 14 % | 38% |
| Bronzer | 16% | |
| Rester bronzé | 8% | |
| Préparation au bronzage | 13% | 17% |
| Prévenir les coups de soleil | 4% | |
Tableau II: Perception du risque des lampes UVA haute pression (87 sujets)
| Absence de risque N (%) | Existence de risque N (%) |
| 13 (15%) | 74 (85%) |
| Cancer 56% | |
| Vieillissement 23% | |
| Oculaire 14% | |
| Mauvais pour la peau 7 |
Les différentes études épidémiologiques montrent que la fréquentation des salons de bronzage est en forte augmentation. Dans les pays anglo-saxons, celle-ci touche des adolescents de plus en plus jeunes, surtout les jeunes filles, pour atteindre un maximum entre 18 et 29 ans. La plupart d’entre eux relatent comme motivation un effet relaxant et bénéfique sur l’humeur, ce qui pourrait suggérer la possibilité d’une dépendance pharmacologique (2). La fréquentation régulière des salons de bronzage est aussi associée à d’autres addictions comme, le tabagisme, l’utilisation de drogues et des troubles de l’alimentation.
Certains faits orientent vers une dépendance proche de celle des opiacés : les usagers réguliers sont capables de différentier les lampes qui émettent des UV de celles qui n’en émettent pas. Les personnes ayant débuté à 13 ans ou moins ont plus de mal à ne pas les utiliser que celles qui ont commencé après 16 ou 17 ans. Ce jeune âge est par ailleurs corrélé avec la consommation de tabac et d’alcool. Une hypothèse avancée, mais non vérifiée est que les UV stimuleraient la formation de dérivés de la pro-opiomélacortine, dont la β-endorphine (endorphines cutanées). Les antagonistes des opioïdes (naltrexone) ont dans une petite étude déclenché un syndrome de manque (nausées, agitation, tremblements, etc.) chez la moitié des utilisateurs réguliers de salons de bronzage, mais chez aucun de ceux qui ne les utilisaient qu’irrégulièrement (M. Kaur, 2006).
D’après JB Blitz (3), il faudrait évaluer l’impact des filtres solaires sur l’environnement. L’élimination des produits pharmaceutiques, particulièrement les antibiotiques et les substances hormonales et estrogen-like utilisés en médecine humaine et vétérinaire ont des effets significatifs sur notre environnement. De récentes enquêtes suggèrent que les produits cosmétiques, notamment les filtres solaires peuvent avoir des effets similaires. L’Agence de Protection de l’Environnement Américaine estime que les filtres solaires sont des contaminants de notre environnement, puisqu’ils sont quantifiables dans de nombreux écosystèmes aquatiques. Les crèmes antisolaires dispersées dans l’eau diminuent la pénétration des UV qui pourrait affecter les organismes aquatiques qui dépendent de la lumière pour leurs fonctions métaboliques et reproductives. Une étude récente a démontré que certains filtres solaires (3-benzylidene camphor et 4-methylbenzylidene camphor) perturbent la balance androgène et œstrogène chez les rats de laboratoire et leur progéniture. Une étude du massif corallien en eaux chaudes a montré que les photoprotecteurs externes peuvent réduire le nombre d’une microalgue symbiotique zooxanthelle, essentielle aux échanges respiratoires, au métabolisme et à la calcification du corail. Sans ce symbiote, le corail blanchit, avec une possible perturbation de l’écosystème marin.
Sources
1. Oliver H, Ferguson J, Moseley H. Quantitative risk assessment of sunbeds: impact of new high power lamps. Br J Dermatol. 2007; 157: 350-356.
2. Nolan BV, Feldman SR. Ultraviolet tanning addiction. Dermatol Clin 2009; 27: 109-112.
3. Blitz JB, Norton AN. Possible environmental effects of sunscreen run-off. J Am Acad Dermatol 2008; 59: 898.
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