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La dermatite atopique est parfois aggravée par certains facteurs, alimentaires, environnementaux, cosmétiques, psychologiques, etc. Certaines mesures peuvent lutter contre ces facteurs, certaines efficaces, d'autres non.
Les émollients. La sécheresse cutanée altère les défenses de la peau et les émollients ont pour but de restaurer la barrière protectrice cutanée. En général bien tolérées, les crèmes émollientes peuvent parfois être à l'origine de sensations de picotements, de brûlures et de rougeurs lors de leur application : il peut être alors nécessaire de changer de produit.
Il faut parfois se méfier d'une allergie de contact à ces produits (conservateurs, parfums, lanolin alcohol, Amerchol L101.
Il manque d'études « scientifiques» qui permettraient de préférer un produit à un autre. Les substances actives les plus souvent utilisées sont les composants du NMF, les acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6), des extraits végétaux comme le beurre de karité, des sucres à action anti-inflammatoire (sélectose, etc.).
Les conservateurs, les parfums incorporés, sont de nature hypoallergénique.
Il paraît important d'adapter le produit émollient (odeur, facilité d'application, etc.) au type de peau, afin qu'il puisse être utilisé régulièrement.
Les mesures d'hygiène. Il est préférable de donner des bains courts ou une douche avec une température tiède et d'utiliser des pains ou des gels sans savon. Des huiles de bain peuvent être associées, même si aucune étude n'a validé leur utilisation.
Les mesures vestimentaires. Il est préférable de porter du coton ou d'autres tissus bien tolérés (polyesters à fibre fine de grade B). La laine, irritante par la structure de ses fibres, doit être évitée en contact direct avec la peau.
Les interactions entre dermatite atopique, émotions et psychisme existent. Un eczéma important altère la qualité de vie de l'enfant ou de l'adulte (troubles du sommeil, difficultés de concentration, troubles relationnels, etc.). Dans certains cas, il peut être nécessaire de proposer une prise en charge psychologique en association au traitement de l'eczéma.
Les antihistaminiques n'ont en général pas d'action dans l'eczéma atopique, mais sont efficaces s'il existe d'autres signes atopiques comme une rhinite ou une conjonctivite allergique.
Les cures thermales, bien que n'ayant pas apporté de preuve scientifique de leur efficacité, peuvent permettre d'aider à une prise en charge au long cours de l'eczéma atopique par les patients ou les parents.
Les rares études d'efficacité de l'homéopathie ou de l'acupuncture (déconseillée chez l'enfant pour son caractère douloureux et ses complications éventuelles) sont contradictoires. Aucune preuve scientifique n'a prouvé l'action positive de la phytothérapie. Les experts dermatologues ne préconisent pas la prescription de probiotiques en l'absence de preuve validée par des études suffisantes.
Les herbes chinoises, de part leur caractère « artisanal » (composition, concentration en produits actifs inconnues), ne doivent pas actuellement être utilisées aux vues des complications graves qui ont pu survenir (hépatites, atteintes rénales et cardiaques, réactions cutanées).
Vaccinations de l'enfant. Il n'existe pas de preuve d'aggravation de l'eczéma après vaccination. En cas d'allergie à l'œuf pour les vaccins réalisés sur des milieux de cultures d'œuf embryonnés (fièvre jaune, grippe), un avis spécialisé est nécessaire. Le calendrier vaccinal doit être respecté sauf s'il existe une forte poussée d'eczéma : la vaccination doit être décalée.
Eviction de certains aliments. Il n'existe pas de preuve scientifique que la suppression préventive de certains aliments, comme le lait de vache, aurait une action dans la survenue de l'eczéma chez l'enfant. Il existe des cas où une allergie alimentaire peut survenir chez l'enfant ayant un eczéma résistant aux différents traitements. Les allergènes les plus fréquents sont le lait de vache, le poisson, l'œuf, l'arachide, les noix à coques et le blé. Dans ce cas, il est indispensable qu'il soit pris en charge par une équipe spécialisée afin de confirmer le diagnostic et de donner un régime alimentaire adapté qui n'induise pas de carence susceptible d'entraîner des problèmes de santé chez l'enfant. Le « lait » de soja (qui n'en est pas) n'a aucun intérêt préventif reconnu.
Le risque des allergènes respiratoires (aéroallergènes), comme les acariens, le chat, les blattes, dans la survenue ou l'aggravation d'un eczéma atopique n'est pas prouvé. Il est cependant déconseillé d'acquérir des animaux dont le pouvoir sensibilisant est reconnu (chat, chien, cochon d'Inde, etc.).
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