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Les abeilles et les bourdons font partie de la famille des Apidés et de l'ordre des Hyménoptères. Dans une ruche, on trouve la reine qui pond environ 25.000 oeufs par jour, quelques centaines de mâles (faux-bourdons) et plusieurs milliers d'ouvrières (femelles stériles) aux multiples fonctions : construire une ruche, butiner le nectar des fleurs, recueillir le pollen et défendre la ruche à l'aide d'un aiguillon qui termine leur abdomen.
Les abeilles de l'espèce Apis mellifica, vivent plutôt en Afrique, en Europe ainsi qu'au Moyen-Orient, alors que l'on trouve l'espèce Apis cerona au Japon, en Inde et en Indochine.
Source allergénique : venin
Les lancettes de l'aiguillon des abeilles sont dentelés et sclérifiés : ainsi après la piqure l'aiguillon reste implanté dans la peau contrairement à celui de la guèpe. Le venin continue à se répandre dans le sang jusqu'à ce qu'il soit épuisé ou que le dard soit enlevé.
La composition des venins d'abeille est très complexe :
- substances non allergisantes, mais réactives, les amines vasoactives (histamine, sérotonine, acétylcholine, etc.)
- allergènes majeurs notés de Api m1 à Api m5 ; il existe aussi un allergène Api m6, reconnu par presque la moitié des sujets allergiques aux abeilles.
Réactivité croisée. fréquente : abeille - bourdon ; faible : abeille guèpe.
Signes cliniques : voir à Hyménoptères
français : acide abiétique
Composant de la « tall oil » utilisé comme substance désodorisante et dans certaines industries dans les huiles de refroidissement.
C'est le composant majeur de la colophane, utilisée dans les papiers adhésifs, certaines colles, encres et cosmétiques. Elle peut être aussi incorporée dans le matériel d'impression dentaire.
Réaction croisée possible avec : colophony (colophane), dihydroabietyl alcohol (alcool dihydroabiétique).
Pouvoir sensibilisant important.
Fruit de l'abricotier (Prunus armenica) ; il appartient comme le pêcher, le cerisier et le prunier à la famille des Rosacées. Il s'acclimate à tous les terrains suffisamment secs, dans les régions à climat tempéré. Son fruit, l'abricot, est une drupe à peau et à chair jaune orangé contenant un noyau, au sein duquel se trouve une graine souvent utilisée pour la fabrication de liqueurs ou de cosmétiques.
Sensibilisation très rare après ingestion par ingestion d'abricot.
Réactivité croisée : pollens de la phléole, fruits de la famille des Rosacées (pêche, prune, cerise).
Test colorimétrique servant à mesurer la concentration en acariens (Dermatophagoïdes pteronyssinus) dans la poussière de maison. A partir d'une certaine concentration (classe 2), des mesures anti-acariens doivent être prises. Dans le cas contraire, ces mesures coûteuses peuvent être évitées.
Les acariens sont des arthropodes microscopiques appartenant à l'ordre des Arachnides. Ils sont les principaux constituants de « la poussière de maison » et sont fréquemment impliqués dans les manifestations d'allergie tels l'asthme, les rhino-conjonctites chroniques et la dermatite atopique.
On estime que le risque de sensibilisation aux acariens est dans la population générale compris entre 10 et 20%.
Fiche signalétique. Les acariens de la poussière de maison ont une taille qui varie de 200 à 500 µ et sont divisés en 5 familles, elles-mêmes subdivisées en sous-familles. Les acariens le plus souvent impliqués dans les phénomènes d'allergie sont, Dermatophagoïdes pteronyssinus, Dermatophagoïdes farinae, Euroglyphus maynei, Acarus sino, Glycophagus domesticus, etc., et dans les pays subtropicaux, Blomia tropicalis.
Distribution.
Conditions de vie. Dans les maisons, les acariens se nourrissent de débris de peau humaine, d'ongles, de poils, de plumes, de moisissures, etc. Ils se développent de façon optimale dans une atmosphère humide (hygrométrie supérieure à 70-80%) et chaude (température supérieure à 20° C). Ils sont en nombre important dans les literies, mais aussi les moquettes, les fauteuils et divans, les jouets en peluche, etc. Ils vivent 2 à 3 mois pendant lesquels ils effectuent un ou deux accouplements qui donnent lieu à une ponte de 20 à 40 œufs. Le moment le plus propice est la période chaude et humide de l'année (août à début octobre). En l'absence de nourriture suffisante, le métabolisme des acariens peut se mettre au ralenti, ce qui explique leur survie dans des conditions difficiles.
La concentration d'acariens dans les hôpitaux, les écoles, les crèches et les bureaux est moins importante que dans les maisons et les appartements. La concentration en acariens est au contraire plus élevée, cela d'autant plus qu'il existe des moquettes, dans les hôtels. Le nombre d'acariens est réduit dans les zones fraîches avec air sec est froid et le risque de sensibilisation est plus faible (montagne, pays nordiques).
Allergènes. Les allergènes que contiennent les acariens sont divisés en allergènes majeurs, Der p1 (pour D. Pteronyssinus), Der f1 (pour D. Farinae) et Eur m1 (pour E maynei), et allergènes mineurs. Plus la concentration d'allergène de type Der p1 est importante dans la poussière de maison, plus le risque de sensibilisation aux acariens est important.
Manifestations cliniques. Elles sont soit dues à des réactions allergiques médiées par les IgE (réaction de type immédiat), rhino-conjonctivites, asthme, soit de type retardé telle la dermatite atopique. Ces réactions sont caractérisées par le caractère permanent tout au long de l'année, à l'inverse des allergies aux pollens qui varient selon les saisons. Des réactions digestives ont été décrites, essentiellement dans les pays chauds, après ingestion d'aliments contaminés par un grand nombre d'acariens (sandwichs, beignets, pizzas, légumes, poissons). Ces sujets présentent des signes respiratoires et, fréquemment une intolérance inexpliquée à l'aspirine.
Réactions croisées. Elles sont identifiées par des anticorps sanguins mais ont rarement des manifestations cliniques et ne nécessitent donc en général pas d'éviction alimentaire. On a décrit des réactions croisées avec les crustacées (homard, crevette), insectes (blattes), mollusques et gastéropodes (escargots, bulots, calamars, moules, huîtres).
Mesures d'éviction. Elles doivent être le plus large possible et d'efficacité prouvée.
D'après G. Dutau, « Le Dictionnaire des Allergènes ». Ed Phase 5, Editions Médicales, Paris 2002.
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