Source allergénique : épithélium, ainsi que poils et squames
On a montré que les patients allergiques au chat présentant des anticorps contre Fel d 1 réagissaient également à la protéine correspondante de l'ocelot, du puma, du serval, du tigre de Sibérie, du lion, du jaguar et du léopard des neiges.
Exposition à l'allergène : La présence d'un chat à la maison comme animal de compagnie constitue un facteur de risque, pouvant mener à des prévalences de 80% et plus, chez les individus atopiques.
Les régions au climat froid peuvent renforcer ces risques, dans le sens où le chat sera amené à passer plus de temps à l'intérieur du logement.
Le chat est l'une des causes les plus importantes d'asthme survenant dans les habitations des endroits secs et situés à haute altitude, comme Los Alamos (États-Unis), où les
acariens et les blattes sont virtuellement absents.
Le risque est d'autant plus grand dans les régions au climat plus humide, où l'exposition aux acariens est importante.
La concentration d'allergènes Fel d1 (allergène majeur du chat) est plus importante dans les habitations où il y a un chat, mais est souvent détectable dans celles où il n'y en a pas.
Dans beaucoup de cas, la concentration de Fel d1 excède en effet les seuils maximums considérés comme pouvant induire une
sensibilisation au chat.
La faible exposition qui survient dans beaucoup de maisons où il n'y pourtant pas de chat peut induire des symptômes chez les individus sensibilisés à l'animal.
Dans les régions au climat sec, Fel d 1 est l'une des principales causes d'
allergie survenant dans les habitations, comme par exemple au nord de la Suède, où les allergènes d'acariens et de blattes sont indétectables dans les logements.
Même dans les maisons japonaises, la quantité de l'allergène aéroporté Fel d1 est plus importante que celles des allergènes majeurs d'acariens.
Les tapis, les matelas, le rembourrage des fauteuils ou des divans sont des réservoirs d'allergènes de chat.
Ces allergènes qui se trouvent souvent sur les vêtements sont alors transportés dans des maisons où il n'y a pas de chat.
Le transport de Fel d 1 par l'intermédiaire des vêtements, du lieu de résidence jusqu'à l'école est en fait la principale source des allergènes de chat en classe.
La quantité de ces allergènes dans les classes où sont réunis plusieurs propriétaires de chat est en fait plus importante que celle détectée dans les maisons où il n'y a pas de chat.
Réactivité croisée :
- Chats domestiques et chats sauvages : ocelot, puma, serval, tigre de Sibérie, lion, jaguar et léopard des neiges.
- Chat, chien et animaux à fourrure: chien,
cheval, bovins, cochon, rongeurs, animauxà fourrure comme le vison ou le renard.
- Chat et viande : de porc ou de bœuf.
Données cliniques : Les allergènes du chat sont l'une des causes les plus fréquentes d'allergies respiratoires dans le monde. La
prévalence de l'allergie au chat varie en fonction des différences culturelles et de l'environnement. La sensibilisation au chat est fortement associée avec l'asthme, surtout dans les environnements ne contenant ni acariens ni blattes.
La présence d'animaux domestiques augmente la prévalence des symptômes respiratoires chez les enfants asthmatiques, et les enfants sensibilisés aux allergènes de chat sont plus susceptibles de développer un asthme sévère que les enfants présentant des tests négatifs au chat.
On a montré que l'exposition à la fumée de tabac, qu'elle soit prénatale ou postnatale, augmentait la sensibilisation au chat chez les enfants.
Les réactions allergiques aux pollens peut être aggravées par la présence dans l'environnement de poils et squames d'animaux ubiquitaires.
Les individus allergiques au chat ou au chien ont un très fort risque de développer une allergie aux animaux de laboratoires.
D'après un certain nombre de travaux, les individus génétiquement prédisposés à l'allergie devraient éviter d'avoir des animaux domestiques chez eux.
L'exposition à l'allergène est impliquée dans le développement d'hyperréactivité bronchique et dans les réponses inflammatoires chroniques que l'on a pu observer chez les patients présentant de l'asthme.
Les nourrissons qui ont été exposés au chat ont présenté trois fois plus de réponses positives aux tests cutanés que ceux qui n'ont pas été exposés (41).
Fiche signalétique : Allergènes de chat.
Plusieurs fractions protéiniques du chat sont impliquées dans l'allergie. Les allergènes les plus puissants du chat sont une glycoprotéine acide et l'albumine.
La glycoprotéine, appelée Fel d 1, est un allergène majeur, et il a été rapporté que plus de 80% des patients allergiques au chat présentaient des IgE dirigées contre cette molécule.
Fel d 1 a un poids moléculaire apparent d'environ 36 kD.
C'est un dimère composé de deux chaînes appelées 1 et 2, ou a et b, réunies par une liaison covalente.
Les chaînes 1 et 2 sont constituées de respectivement 70 et 92 acides aminés.
Les épitopes de fixation des IgE sont de nature conformationnelle mais n'impliquent pas de résidus glucidiques, bien que la chaîne 2 porte un oligosaccharide.
Des études menées sur les chaînes recombinantes 1 et 2 ont montré que les deux chaînes contenaient des épitopes de fixation des IgE et qu'elles contribuaient ainsi à l'allergénicité de la protéine.
Localisation des allergènes Fel d 1 est présent sur la peau et dans les poils du chat. Il a été démontré que la protéine se trouvait également dans les glandes salivaires et les glandes lacrymales, les glandes sébacées ainsi que les glandes anales.
La production des allergènes semble être régulée de manière hormonale, et les chats mâles, produisant plus de Fel d 1, sont plus allergisants que les chats castrés ou femelles.
Réactivité croisée :
- Chats domestiques et chats sauvages. On a montré que les patients allergiques au chat présentant des anticorps contre Fed d 1 réagissaient également à la protéine correspondante de l'ocelot, du puma, du serval, du tigre de Sibérie, du lion, du jaguar et du léopard des neiges.
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Chat, chien et animaux à fourrure. Un sous-groupe de patients allergiques au chat a également réagi aux allergènes de chien, et quelquefois à ceux d'autres animaux. La sérumalbumine est le principal composant allergénique commun.
- Il existe même de nombreuses réactions croisées entre les albumines d'espèces éloignées, et les sujets présentant des IgE contre l'albumine de chat peuvent également réagir contre le cheval, les bovins, le cochon, les rongeurs, ainsi que contre les animaux à fourrure comme le vison ou le renard.
Cependant, on peut observer qu'il existe certaines variations d'un patient à l'autre. Les sujets peuvent acquérir une sensibilisation isolée à un nombre limité d'espèces, ce qui montre la présence d'épitopes communs et spécifiques d'espèces.
Ces épitopes communs et spécifiques d'espèces ont également pu être observés chez les allergènes majeurs du chat et du chien Fel d 1 et Can f 1.
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Chat et viande. On a montré que l'allergie aux poils et squames de chat et à la viande de porc, également appelée syndrome porc-chat, était médiée par les IgE capables de reconnaître la sérumalbumine du chat et du cochon. De plus, d'autres viandes peuvent constituer un risque pour les patients atteints de ce syndrome, comme l'a montré le cas d'un patient qui présentait des IgE spécifiques du chat, ainsi qu'une
anaphylaxie induite par l'effort suite à l'ingestion de porc ou de bœuf.
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Parasites du chat. Il faut mentionner que les chats peuvent être porteurs de parasites, pouvant être responsables de sensibilisations et d'allergies. La puce du chat en est un exemple. Il s'agit d'un insecte allergénique parmi d'autres, pouvant contribuer à l'allergénicité de la poussière de maison dans les endroits très infestés.
Éviction de l'allergène : L'éviction des allergènes du chat est le moyen thérapeutique le plus efficace, pour le traitement des asthmatiques sensibilisés, permettant à la fois d'améliorer les symptômes et de réduire la prise de médicaments.
La concentration de Fel d 1 dans la poussière est plus faible dans les maisons où il y a eu éviction du chat, que dans celles où le chat vit encore.
L'utilisation de housses de protection et le lavage à haute température des pièces de literie sont des mesures permettant de réduire la quantité des allergènes de chat dans les matelas en l'absence de l'animal.
Le nettoyage systématique et fréquent des vêtements des propriétaires de chat est une mesure efficace permettant de limiter la dispersion des allergènes de l'animal.
Le chauffage jusqu'à une température de 140°C n'a que peu d'effet sur l'allergénicité de Fel d 1 contenu dans la poussière domestique, et un traitement à l'acide tannique n'est pas une méthode suffisamment fiable pour permettre la réduction des allergènes de chat présents dans les habitations.
Les effets des extracteurs d'air dans les habitations où vivent des chats semblent incertains, en terme de réduction des symptômes.
De plus, le lavage du chat ou l'utilisation de sprays ne permettent pas une diminution significative de la quantité de Fel d 1. Seule l'éviction complète de l'animal peut garantir une exposition minimale et durable à l'allergène.
Efficacité des dosages d'IgE :Il existe en général une bonne corrélation entre le résultat des dosages d'IgE et des tests cutanées. Une étude portant sur l'optimisation des tests cutanés a montré une concordance de 94% entre le Phadebas RAST et les prick-tests.
Au cours d'une étude, le Pharmacia CAP System a présenté une efficacité de 91 % par rapport aux prick-tests, et a dans une autre étude, présenté une efficacité supérieure à celle des tests cutanés.
Les variations de réponse entre le dosage des IgE sériques et les tests cutanés sont en rapport avec les différences existant entre les extraits allergéniques utilisés.
On a également montré que même de petites quantités d'IgG spécifiques naturellement induites contre Fel d 1 pouvait affecter la réponse des tests cutanés.