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Les acariens sont des arthropodes microscopiques appartenant à l'ordre des Arachnides. Ils sont les principaux constituants de « la poussière de maison » et sont fréquemment impliqués dans les manifestations d'allergie tels l'asthme, les rhino-conjonctites chroniques et la dermatite atopique.
On estime que le risque de sensibilisation aux acariens est dans la population générale compris entre 10 et 20%.
Fiche signalétique. Les acariens de la poussière de maison ont une taille qui varie de 200 à 500 µ et sont divisés en 5 familles, elles-mêmes subdivisées en sous-familles. Les acariens le plus souvent impliqués dans les phénomènes d'allergie sont, Dermatophagoïdes pteronyssinus, Dermatophagoïdes farinae, Euroglyphus maynei, Acarus sino, Glycophagus domesticus, etc., et dans les pays subtropicaux, Blomia tropicalis.
Distribution.
Conditions de vie. Dans les maisons, les acariens se nourrissent de débris de peau humaine, d'ongles, de poils, de plumes, de moisissures, etc. Ils se développent de façon optimale dans une atmosphère humide (hygrométrie supérieure à 70-80%) et chaude (température supérieure à 20° C). Ils sont en nombre important dans les literies, mais aussi les moquettes, les fauteuils et divans, les jouets en peluche, etc. Ils vivent 2 à 3 mois pendant lesquels ils effectuent un ou deux accouplements qui donnent lieu à une ponte de 20 à 40 œufs. Le moment le plus propice est la période chaude et humide de l'année (août à début octobre). En l'absence de nourriture suffisante, le métabolisme des acariens peut se mettre au ralenti, ce qui explique leur survie dans des conditions difficiles.
La concentration d'acariens dans les hôpitaux, les écoles, les crèches et les bureaux est moins importante que dans les maisons et les appartements. La concentration en acariens est au contraire plus élevée, cela d'autant plus qu'il existe des moquettes, dans les hôtels. Le nombre d'acariens est réduit dans les zones fraîches avec air sec est froid et le risque de sensibilisation est plus faible (montagne, pays nordiques).
Allergènes. Les allergènes que contiennent les acariens sont divisés en allergènes majeurs, Der p1 (pour D. Pteronyssinus), Der f1 (pour D. Farinae) et Eur m1 (pour E maynei), et allergènes mineurs. Plus la concentration d'allergène de type Der p1 est importante dans la poussière de maison, plus le risque de sensibilisation aux acariens est important.
Manifestations cliniques. Elles sont soit dues à des réactions allergiques médiées par les IgE (réaction de type immédiat), rhino-conjonctivites, asthme, soit de type retardé telle la dermatite atopique. Ces réactions sont caractérisées par le caractère permanent tout au long de l'année, à l'inverse des allergies aux pollens qui varient selon les saisons. Des réactions digestives ont été décrites, essentiellement dans les pays chauds, après ingestion d'aliments contaminés par un grand nombre d'acariens (sandwichs, beignets, pizzas, légumes, poissons). Ces sujets présentent des signes respiratoires et, fréquemment une intolérance inexpliquée à l'aspirine.
Réactions croisées. Elles sont identifiées par des anticorps sanguins mais ont rarement des manifestations cliniques et ne nécessitent donc en général pas d'éviction alimentaire. On a décrit des réactions croisées avec les crustacées (homard, crevette), insectes (blattes), mollusques et gastéropodes (escargots, bulots, calamars, moules, huîtres).
Mesures d'éviction. Elles doivent être le plus large possible et d'efficacité prouvée.
D'après G. Dutau, « Le Dictionnaire des Allergènes ». Ed Phase 5, Editions Médicales, Paris 2002.
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