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Les risques de l'amour : " le syndrome des allergies induites par le baiser".

MISE À JOUR LE 29 Avril 2006
 

 

Lors du premier Congrès Français d'Allergologie, Paris 12, 13 et 14 avril 2006, un syposium sur "le sexe et les allergies" a été organisé par le laboratoire Allerbio.
Si les allergies au liquide séminal (voir notre article) et aux latex sont les principaux responsables des réactions allergiques en rapport avec les activités sexuelles, d'autres causes plus rares et mal connues peuvent en être imputées, comme une réaction allergique par procuration ("syndrome des allergies induites par le baiser"), les urticaires physiques (dermographisme, urticaire cholinergique, etc.).

Le syndrome des allergies induites par le baiser

 

Certaines personnes atteintes d'allergie alimentaire, ou d'urticaire à d'autres substances comme les médicaments peuvent avoir des réactions déclenchées par le contact avec de très petites quantités d'allergènes inhalées ou absorbées. Le premier cas d'allergie induite par le baiser n'a été décrit la première fois qu'en 1997 sous le terme d'« oral allergy syndrome to apple after a lover's kiss » (réaction allergique buccale à la pomme après un baiser), qui n'est sûrement pas le 1er cas décrit. Cette jeune fille allergique à la pomme avait eu un œdème des lèvres et une démangeaison du palais après avoir embrassé son ami qui venait de croquer une pomme.
Ces réactions allergiques « par procuration » peuvent être dues à des baisers d'amour de type "lover's kiss", impliquant les adolescents et les adultes ou à des baisers d'affection ("good night kiss") qui concernent le plus souvent les enfants.

Les signes cliniques se manifestent quelques minutes après le baiser. L'ingestion de l'aliment chez l'autre personne peut être de quelques minutes à quelques heures avant. La réaction peut se manifester par un œdème des lèvres,  des démangeaisons de la cavité buccale, des picotements de la luette, une urticaire cutanée localisée, voire des réactions plus disséminées comme une urticaire généralisée. Chez les sujets très allergiques cette réaction peut être mortelle (« the kiss of the death ») avec œdème laryngé, spasme des bronches, anaphylaxie.
Les sites les plus souvent impliqués ont été les joues, les lèvres, le cou et le visage.
Les personnes en cause ont été, la mère, le père, le fils ou la fille, le fiancé,  le partenaire, mais le mari moins souvent que l'épouse.
Les aliments les plus fréquemment responsables ont été l'arachide (cacahuète), les noisettes, les fruits exotiques à coques (pistache, amande, noix du Brésil, noix de pécan, noix de Macadamia), le kiwi, la pomme, le poisson, la crevette et le lait de vache. Les aliments ne sont cependant pas toujours en cause, puisqu'une réaction chez une femme allergique à la pénicilline a été décrite après que son mari ait pris un antibiotique de la même classe (ampicilline) 2 heures avant de l'embrasser.
Il ne faut pas non plus écarter que certains cosmétiques contiennent des allergènes alimentaires ou non (huile d'amandes douces, hydrolysats de protéines de blé, noix exotiques, etc.), qui pourraient être responsables de ce type de réactions.

Comment faire le diagnostic ?
Il faut tout d'abord demander à la personne ayant eu cette réaction si elle a eu des réactions allergiques à certains pollens (qui peuvent déclencher des réactions allergiques croisées avec certains aliments, comme le pollen de bouleau et la pomme), à certains aliments, à certains médicaments, etc.

Plusieurs tests ont été utilisés. Prick test avec la salive avec et sans prise de l'aliment ou du médicament suspects. Ce test pose cependant le problème de transmission de certains agents infectieux comme l'hépatite virale. Test du baiser avec et sans prise de l'allergène suspect qui doit être fait en milieu hospitalier si l'accident primitif a été grave. Ce dernier test serait considéré comme positif si trois baisers après prise de l'allergène sont positifs et si trois baisers sans prise de l'allergène sont négatifs (la personne testée ne doit pas savoir si l'allergène a été ingéré ou non afin de ne pas l'influencer : « test en aveugle »).

Le syndrome des allergies induites par le baiser est vraisemblablement plus fréquent qu'on ne le pense et il faut informer la personne présentant une allergie alimentaire, médicamenteuse, etc., des risques encourus en cas de baisers faisant suite à la prise de cet allergène par une personne proche. Les parents doivent évidemment être avertis des risques qu'ils font courir à leurs enfants allergiques.

Autres causes d'allergies et d'intolérances liées à l'activité sexuelle.

Des urticaires peuvent être déclenchées, comme l'urticaire cholinergique, l'urticaire retardée à la pression, l'anaphylaxie d'effort due à une allergie alimentaire, un dermographisme.

Exceptionnellement ont été décrites des réactions à des stérilets, à des clips tubulaires.

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urticaire
Depuis mai 2008, je souffre en permanence de sensations de brûlures cutanées et de picotements sur tout le corps. J'ai éprouvé ces symptômes après avoir passé une après midi à cueillir des cerises, j'ai eu la sensation de coup de soleil et j'étais très rouge sur tout le corps à l'exception du visage. On m'a soigné pour une allergie type urticaire, sans amélioration. Depuis, je n'ai plus de rougeurs sauf que tout marque sur ma peau, plis de vêtements, contact avec un objet... J'ai consulté un professeur immunologiste allergologue qui a fait le diagnostic d'une urticaire auto-immune et dermographisme. Rien ne me calme, j'ai pris des antihistaminiques, de la cortisone, des antidépresseurs sans résultats. On me propose de prendre un immunosuppresseur que je refuse de prendre. Quelqu'un a-t-il les mêmes symptômes que moi et quelle solution lui a t-on proposée?
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