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Les irritations et les allergies de contact sont les éruptions les plus fréquentes des paupières : la peau qui est très fine, est très sensible aux substances irritantes et allergisantes. De part leur siège elles peuvent être en contact avec,
Les dermatoses de contact des paupières et de la zone périorbiculaire sont plus souvent dues aux cosmétiques appliqués sur le cuir chevelu, le visage ou les ongles que ceux appliqués directement sur les paupières. Il est important de se rappeler que les endroits où les cosmétiques sont appliqués peuvent ne pas être atteints. C'est particulièrementt vrai pour les colorants capillaires et les vernis à ongles.
Les deux dermatoses de contact les plus fréquentes sont les allergies de contact et surtout, les dermites d'irritation ; parfois, il est très difficile de les distinguer, d'autant plus que le potentiel irritant des cosmétiques est en général non négligeable. Des applications répétées sont souvent nécessaires pour déclencher une réaction.
La façon idéale de rechercher la cause d'un inflammation est la technique des patch tests. Ils ne permettent pas toujours de distinguer entre réaction d'irritation et allergie : un érythème et un œdème peuvent se voir dans les deux cas.
La recherche d'une cause à une dermatose de contact des paupières n'est pas toujours facile. On peut proposer le schéma suivant surtout si de nombreux cosmétiques sont suspectés.
1. Il faut rechercher tous les produits appliqués sur le visage, ceux qui sont utilisés sur d'autres parties du corps, l'introduction d'un nouveau cosmétique ou la réutilisation d'un ancien cosmétique.
2. Si cette première enquête n'est pas suffisante, le « test d'usage » peut-être d'une grande aide ; il peut être plus fiable que les patch tests qui donnent souvent des résultats difficilement interprétables. Le test d'usage consiste en l'application 2 fois par jour du cosmétique suspect sur le pli du coude pendant une dizaine de jours. Si la dermatose est redéclenchée, le diagnostic est fait. Un test négatif n'a pas cependant de valeur absolue, car dans certains cas il faudrait prolonger le « test d'usage » pendant 3 semaines. Cette technique ne peut être pratiquée que si peu de cosmétiques sont utilisés ; dans le cas contraire, la pose de patch tests est indispensable.
3. Lorsque le produit responsable est découvert, on peut faire des tests avec les différents composants ; on pourra ainsi trouver, mais ce n'est pas obligatoire, la substance allergisante ce qui permettra de ne plus utiliser d'autres produits qui contiendrait cet allergène.
Irritation des paupières et réactions conjonctivales.
La sensation de picotements ou de brûlures des yeux et des paupières après application d'un produit destiné à cette zone est une plainte fréquente. Ces symptômes subjectifs (sans lésions visibles), sont en général transitoires. L'évaporation de substances volatiles, comme les alcools, les isoparaffines et la présence d'irritants potentiels comme le propylene glycol, les filtres solaires, les savons, sont les principales causes d'irritation. Dans la plupart des cas, la tolérance apparaît après plusieurs applications.
Les irritants chimiques et physiques peuvent provoquer une conjonctivite, comme :
Irritations dues au mascara.
Les mascaras non waterproof peuvent contenir plusieurs émulsifiants qui peuvent être irritants chez des femmes supportant bien des mascaras waterproof.
A l'inverse, une femme qui ne tolère pas un mascara ou un eye-liner waterproof pourra utiliser sans problème un mascara non « waterproof ».
Réactions allergiques aux conservateurs et « cosmétiques » pour les yeux.
Eczéma du aux vernis à ongles.
L'eczéma au vernis à ongles est une « allergie manuportée», puisque les personnes sensibilisées font une réaction sur les paupières et le cou et non sur la zone entourant l'ongle. La substance la plus allergisante est la « toluene-sulfonamide formaldehyde resin », qui sert à donner une résistance du vernis aux traumatismes des ongles. Les femmes peuvent utiliser des vernis hypoallergéniques sans dérivés de la formaldehyde.
Cosmétiques capillaires.
Les colorants capillaires, le produits de décoloration ou de permanente qui contiennent du persulfate ou du thioglycolate d'ammonium, les sprays capillaires parfumés, les lotions capillaires et les shampoings contenant de la formaldehyde ou des libérateurs de formaldehyde peuvent déclencher une réaction des paupières sans provoquer de lésions du cuir chevelu ou de la tête.
Pigmentation conjonctivale due aux eye-liners.
Cette pigmentation est due à l'application de l'eye-liner sur la face conjonctivale de la paupière. Aucun traitement n'est nécessaire, car la plupart du temps il n'existe pas de troubles ophtalmiques ; il peut arriver cependant, que certaines femmes se plaignent de sensation de gêne et de picotements.
Substances allergisantes contenues dans les médicaments ophtalmiques.
Certains substances peuvent produire non seulement une conjonctivite, mais aussi un eczéma des paupières chez un sujet sensibilisé. Les conservateurs les plus en cause sont le chlorure de benzalkonium et le thimérosal. Plus rarement ,la chlorhexidine, les phenylmercuric acetate et nitrate, certains antibiotiques (néomycine, etc.) et certains médicaments (pilocarpine, atropine, phényléphedrine) peuvent être responsables d'une allergie de contact.
Colles utilisées pour les faux cils.
Le faux cils sont constitués de fibres naturelles ou synthétiques montées sur une fine bandelette. Ils sont maintenus sur la peau par un adhésif constitué d'un mélange de caoutchouc, de gommes cellulosiques, et de caséine solubilisés avec des résines et de l'eau. Cet adhésif est formulé afin de ne pas être irritant et d'être enlevé facilement. Les réactions sont rares.
Curlers.
Les femmes sensibilisées au nickel ou au caoutchouc peuvent présenter un eczéma des paupières après utilisation de curlers.
Papier.
Les lingettes démaquillantes, contenant des parfums, de la formaldehyde ou du chlorure de benzalkonium peuvent déclencher une réaction d'eczéma. Les papiers carbone ou les journaux peuvent aussi être en cause chez les sujets sensibles à la formaldehyde.
Allergie et irritation aéroportée.
Les produits ménagers en sprays, les désodorisants, les insecticides, les poils d'animaux et les substances volatiles utilisées dans le cadre d'une profession peuvent déclencher une dermatose des paupières.
Les huiles essentielles contenues dans la peau des agrumes (citron, orange, etc.) et les colorants alimentaires contenus dans les oranges de Floride peuvent être responsables d'une inflammation des paupières.
Les substances irritantes sont surtout, les fibres de verre, les poussières industrielles (additifs alimentaires, anhydrite, scories, sesquicarbonate de sodium, poussières de ciment, d'aluminium, etc.), formaldéhyde, glutar(di)aldehyde, poussières de bois (qui peuvent aussi être allergisantes), ammoniac.
| Origine |
| |
| infectieuse | Virale (en général d'un seul côté) | |
| Bactérienne (souvent d'un seul côté) | Impétigo staphylococcique ou streptococcique, | |
| Mycose (souvent d'un seul côté) | Dermpatophythie | |
Parasites | Poux (œdème par grattage), | |
| Inflammatoire | Intrinsèques | Dermite séborrhéique, |
| Externes | Ultraviolets, | |
| Générale | Infectieuse ou post-infectieuse | Glomérulonéphrite aiguë, |
| Non infectieuse | Troubles thyroïdiens, | |
| Médicamenteuse | Certains anxiolytiques, | |
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