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Eczéma de contact à un téléphone portable.

MISE À JOUR LE 24 Février 2007
 

 

Une jeune fille de 19 ans avait consulté dans le service de dermatologie de pour un eczéma des mains, des avant-bras et une plaque impressionnante du ventre.
A l'examen, il existait aussi sur la joue droite une plaque eczématiforme de forme rectangulaire pré-auriculaire et une petite plaque sur l'antetragus.

La forme de cette plaque correspondait exactement

à la forme de la zone de contact du couvercle de son téléphone portable. La jeune fille affirma utiliser son téléphone exclusivement sur la partie droite du visage. Il lui fut conseillé de changer de côté jusqu'à la prochaine consultation.

Lors de la consultation suivante, il était apparu une plaque d'eczéma sur la joue gauche.
Le bilan allergologique contenant les allergènes de la batterie systématique et des plastiques confirma l'existence d'une forte allergie au nickel alors que les tests étaient négatifs pour les différents composants des plastiques. Un examen chimique du couvercle du téléphone révéla l'existence de nickel dans le couvercle.

Les allergies de contact de l'oreille et de la joue dues aux téléphones portables semblent rares. La directive de la Communauté Européenne n'a pas prévu la limitation du nickel contenue dans le matériel électronique comme les téléphones portables en cas de contact prolongé avec la peau. Pour les auteurs de cette observation, les fabricants devraient être informés du risque d'allergie de contact au nickel. Le nickel est connu comme étant un des plus fréquents allergènes, puisque jusqu'à 28% des jeunes adultes y sont sensibilisés. La « directive nickel » de la Communauté Européenne, introduite en 1994 mais seulement adoptée par le parlement français en 2000, a tenté de protéger ces personnes contre la libération de nickel par des produits de consommation ayant un contact direct et prolongé avec la peau. Les seuls produits technologiques mentionnés sont vieux de 12 années sont « les bracelets-montre » .

L'eczéma du ventre devait correspondre au contact de la peau avec le nickel contenu dans un bouton de jeans usagé ou une boucle de ceinture (qui ne fait pas partie de la liste « directive nickel »).

J.O n° 165 du 19 juillet 2000 page 11068

La secrétaire d'Etat à la santé et aux handicapés, la secrétaire d'Etat au budget, la secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation et le secrétaire d'Etat à l'industrie,
Vu la directive 94/27/CE du 30 juin 1994 portant douzième modification de la directive 76/769/CE concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats membres relatives à la limitation de la mise sur le marché et l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses ; …

… Art. 1er. - Sont interdites la mise sur le marché, ainsi que l'importation sous tous régimes douaniers, à l'exception du transit, des produits précisés ci-après aux points 1, 2 et 3, contenant du nickel (no CAS 7440-02-0) ou ses composés, quelle qu'en soit l'origine :

1. Assemblage de tiges introduites, à titre temporaire, dans les oreilles percées et dans les autres parties du corps humain qui sont percées, pendant la durée de l'épithélialisation (cicatrisation) de la blessure provoquée par la perforation, à moins que ces assemblages ne soient homogènes et que la concentration en nickel - en termes de masse de nickel par rapport à la masse totale - ne soit inférieure à 0,05 % ;

2. Types de produits destinés à entrer en contact direct et prolongé avec la peau, tels que :
- boucles d'oreilles ;
- colliers, bracelets et chaînes, bracelets de chevilles et bagues ;
- boîtiers, bracelets et fermoirs de montre ;
- boutons à rivets, boucles, rivets, fermetures à glissière et marques de métal, lorsqu'ils sont utilisés dans des vêtements,
si le taux de libération du nickel qui se dégage des parties de ces produits entrant en contact direct et prolongé avec la peau est supérieur à 0,5 mg par centimètre carré et par semaine ;

3. Types de produits énumérés au point 2 ci-dessus comportant du nickel ou ses composés lorsqu'ils sont recouverts d'une matière autre que le nickel, à moins que ce revêtement ne soit suffisant pour assurer que le taux de libération de nickel qui se dégage des parties de ces produits entrant en contact direct et prolongé avec la peau ne dépasse pas 0,5 mg par centimètre carré par semaine pendant une période d'utilisation normale du produit de deux ans minimum.
Ne sont pas concernées par le présent article les montures de lunettes, leurs parties et pièces détachées, considérées comme dispositifs médicaux ou comme équipements de protection individuelle, en application de dispositions communautaires.

Art. 2. - La détermination de la teneur en nickel est mesurée conformément à la norme NF EN 1810 (publiée par l'AFNOR en octobre 1998). La libération du nickel est mesurée conformément à la norme NF EN 1811 (publiée par l'AFNOR en février 1999). L'usure des produits comportant un revêtement est mesurée conformément à la norme NF EN 12472 (publiée par l'AFNOR en mai 1999).
Le responsable de la mise sur le marché national doit s'assurer par des contrôles appropriés de la conformité des produits mentionnés à l'article 1er aux dispositions du présent arrêté. Les documents établis à l'occasion de ces contrôles doivent être tenus à la disposition des agents des administrations chargées des contrôles.

Art. 3. - Les fabricants ou les importateurs ne pourront commercialiser des produits non conformes aux dispositions du présent arrêté au-delà du 20 juillet 2000.

Art. 4. - Les produits non conformes aux dispositions du présent arrêté peuvent être mis à la disposition du consommateur final jusqu'au 20 juillet 2001.

Art. 5. - Le directeur général de la santé, le directeur général des douanes et droits indirects, le directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la directrice générale de l'industrie, des technologies de l'information et des postes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française


Référence

Wöhrl S, Janl T, Stingl G, Kinaciyan T. Mobile telephone as new source for nickel dermatitis. Contact Dermatitis 2007: 56: 113.

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Depuis mai 2008, je souffre en permanence de sensations de brûlures cutanées et de picotements sur tout le corps. J'ai éprouvé ces symptômes après avoir passé une après midi à cueillir des cerises, j'ai eu la sensation de coup de soleil et j'étais très rouge sur tout le corps à l'exception du visage. On m'a soigné pour une allergie type urticaire, sans amélioration. Depuis, je n'ai plus de rougeurs sauf que tout marque sur ma peau, plis de vêtements, contact avec un objet... J'ai consulté un professeur immunologiste allergologue qui a fait le diagnostic d'une urticaire auto-immune et dermographisme. Rien ne me calme, j'ai pris des antihistaminiques, de la cortisone, des antidépresseurs sans résultats. On me propose de prendre un immunosuppresseur que je refuse de prendre. Quelqu'un a-t-il les mêmes symptômes que moi et quelle solution lui a t-on proposée?
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