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Plus rare que la lucite estivale bénigne, elle touche l'enfant et l'adulte; elle est aussi fréquente chez la femme que chez l'homme.
Elle se différencie de la lucite estivale bénigne par sa survenue lors d'expositions modérées, dans les conditions de la vie habituelle, du printemps à l'automne, et cliniquement par une atteinte de toutes les zones exposées y compris le visage (front, nez, pommettes, nez, oreilles), un aspect polymorphe des lésions avec cependant prédominance d'un type : petites papules, grosses papules, prurigo, plaques eczématiformes, plaques urticariennes à type d'érythème polymorphe.
L'évolution se fait par poussées rythmées par chaque exposition sans tendance à la régression spontanée. Elle a tendance à s'aggraver d'une année sur l'autre pendant plusieurs années.
L'exploration photobiologique est dans ce cas indispensable au diagnostic. Elle montre une DEM. B normale ou légèrement abaissée et un phototest UVB positif dans 70% des cas de type potoallergique avec reproduction clinico-histologique des lésions spontanées (infiltrat inflammatoire lymphocytaire péri vasculaire dermique).
Diagnostic différentiel. La clinique, l'exploration photobiologique éventuellement complétée d'un bilan biologique permettront de la différencier de la lucite estivale bénigne, du lupus érythémateux (anticorps anti-DNA, et anti SSA-Ro et anti SSB-La).
Les antipaludéens de synthèse et notamment le Plaquénil, sont le traitement de 1° intention et sont efficaces dans 70%.
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