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Insolite .
Histoire d\'hypersudation
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Cosmétologie : zoom sur la peau du contour de l’œil.
Les paupières : elles protègent notre œil, mais à quel prix !
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Allergie alimentaire : Attention ! Allergie à la farine de lupin.
Un allergène masqué associé fréquemment à une allergie à l’arachide.
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Cosmétologie : Chronobiologie et peau.
Etude de l’activité de nos cellules selon les rythmes biologiques et les facteurs environnementaux.
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Allergie : questions internautes récurrentes.
Les lessives peuvent-elles aggraver l’eczéma ?
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Et vous.
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Enquête sur une moustache.
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Nettoyer la peau
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Comment la peau retient-elle l’eau ?
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> Cela fait 23 ans que j’ai de l’eczéma sur les mains. Je ne trouve pas de solution et j’utilise Bodygel et Bodycrème. Je ne veux plus de cortisone, car cela empire.
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> J’ai constamment la peau du visage qui me brûle – actuellement, j’utilise une fois par jour le savon Roger Cavailles pour peau sensible et Tolériane riche plusieurs fois par jour. J’ai essayé de nombreux produits, mais le problème persiste.
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> Je viens de Madagascar et de la Réunion. Je ne me suis jamais exposée volontairement au soleil. Pourtant, avant de m’installer à Paris, il y a 4 ans, j’ai vu 2 taches rouge-brun sur ma main, qui depuis 1 an, se sont étendues sur tout le corps et commencent à envahir mon cou. J’ai consulté divers médecins qui m’ont dit qu’il s’agissait d’une allergie solaire contre lesquelles il n’existait aucun traitement pour les peaux noires et qu’il fallait vivre avec ! Je suis absolument terrifiée !!! Que puis-je faire ?
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> Insolite :
Histoire d\'hypersudation
Un homme âgé de 45 ans présente des poussées d’eczéma atopique et est traité par un nouveau médicament utilisé dans l’eczéma atopique, le Protopic® (tacrolimus). Un mois après mise en route d’un troisième traitement par Protopic®, il est surpris par la survenue, lors d’un petit effort ou d’un stress, d’une augmentation de la sudation isolée et limitée à la moitié droite du dos. Cette hypersudation est si gênante, qu’il doit arrêter le traitement. Deux semaines après, tout est rentré dans l’ordre. Personne n’a trouvé d’explication à ce phénomène, mais les dermatologues qui ont décrit ce cas d’hypersudation pensent qu’il aurait pu être favorisé par les séquelles d’un zona thoracique survenu 20 ans auparavant.
D’après Dumont-Wallon G. et al. Journées Dermatologiques de Paris, décembre 2003
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> Cosmétologie : zoom sur la peau du contour de l’œil :
Les paupières : elles protègent notre œil, mais à quel prix !
Afin de permettre une mobilité importante, la peau des paupières est extrêmement fine (0,33 à 0,36 mm, soit 3 à 5 fois moins épaisse que le reste de la peau du visage). Facilement déshydratée et soumise aux agressions extérieures, la peau du contour de l’oeil nécessite des soins particuliers. Les paupières sont le reflet du mode de vie : la chaleur, le stress, le tabac, la chaleur, les UV, les mimiques d’expression entraînent de multiples variations au cours de la journée. Ces variations concernent la vascularisation, l’hydratation et la turgescence des tissus et expliquent les principales modifications observées : gonflement, cernes, ridules, etc.
Pourquoi cette fragilité ? • l’épiderme se déshydrate facilement car l’eau s’évapore plus qu’ailleurs : le film hydrolipidique, qui retient l’eau péri-oculaire est pauvre en lipides issus du sébum , les glandes sébacées y étant peu nombreuses. • le derme est plus fin et moins riche en collagène, fibres élastique et substance fondamentale. • l’hypoderme ne contient pas de cellules adipeuses et se laisse facilement distendre. • La zone du contour des yeux est sollicitée en permanence par des mouvements de clignement et de plissement. Leur mobilité est assurée par des muscles très actifs : 22 muscles dont 14 permettent une fermeture réflexe des paupières toutes les 6 secondes environ, soit plus de 10 00 fois par jour. • la peau du contour de l’œil est très réactive du fait de sa richesse en cellules inflammatoires (mastocytes) ; ceci explique les réactions fréquentes d’intolérance et d’allergie. • La peau est particulièrement sensible au rayonnement solaire. L’exposition excessive et sans protection peut entraîner une rougeur, une sensibilité, voire un gonflement par troubles de la microcirculation. A long terme, la peau du contour des yeux subit des phénomènes de photovieillissement. • La vascularisation de surface est peu visible, les capillaires étant de faible débit, mais les vaisseaux des couches sous-cutanées constituent une réserve vasculaire importante pouvant varier au cours de la journée (gonflement matinal)
Quelles en sont les conséquences ?
Le gonflement matinal des paupières est causé par une accumulation liquidienne extracellulaire dans la région sous-cutanée. Ces oedèmes disparaissent progressivement au cours de la journée grâce à l’effet de déclivité.
Les poches sous les yeux correspondent à un dépôt de graisse sous les paupières. Bien que permanentes, elles sont accentuées la matin au réveil est reflètent la stagnation de la lymphe et/ou une mauvaise circulation sanguine majorée par une position allongée et le repos musculaire.
Les cernes peuvent être temporaires et correspondent à un congestion vasculaire, ou permanentes et correspondent à une hyperpigmentation de la peau. Elles sont toujours accentuées par le tabac, l’abus d’alcool, le stress et la fatigue. La grande mobilité des paupières, leur caractéristiques anatomiques associées aux modifications cutanées habituellement observées lors du vieillissement expliquent la prévalence élevée de rides dans cette zone.
La sécheresse oculaire est un facteur d’irritation : les larmes sont composées d’eau de mucus et de corps gras. Lorsque les yeux deviennent secs, ils produisent davantage de corps gras qui se déposent sur le bord de la paupière et entraînent une irritation. D’où l’importance de l’hygiène avec des lavages fréquents pour éliminer les corps gras. Ce phénomène peut être du à plusieurs facteurs environnementaux : pollution, climatisation, maquillage non adapté aux yeux sensibles. L’œil en fixant un écran d’ordinateur cligne peu, la sécrétion des lipides diminue et le renouvellement de la larme est moins important entraînant picotements des yeux, larmoiement et rougeur.
La sensibilité oculaire, phénomène mal connu, se manifeste au niveau des paupières, de la conjonctive et des larmes : • l’irritabilité des paupières se traduit par un inconfort palpébral, des picotements, des démangeaisons souvent associées à des signes de sécheresse cutanée ou de rougeurs ; • la sensibilité excessive de la conjonctive se manifeste lors d’agressions extérieures par des larmoiements, une photophobie (intolérance à la lumière), une rougeur plus ou moins importants ; • le film lacrymal est plus sec.
Comment réagir ?
Nettoyer en douceur, mais quotidiennement. Les paupières doivent être nettoyées tous les jours, même en l’absence de maquillage. On peut utiliser des laits, des lotions ou des huiles démaquillantes. • Les laits se composent de 5 à 10% d’huile végétale ou d’huile de vaseline, d’un tensioactif doux, qui permet l’émulsion, et d’eau. • Les lotions sont à base d’eaux florales (bleuet), de glycérine, de propylène glycol ou d’hexylène glycol (solubilisant). • Les démaquillants huileux ou les crèmes eau dans huile permettent d’éliminer les fards à cils waterproof. Il faut bien les rincer car ils sont irritants pour les paupières.
Un besoin intense de réhydratation Pour lutter contre ces phénomènes, il existe des préparations destinées à réhydrater la peau très fine des zones périorbitaires en estompant rides et ridules. L’arsenal de substances utilisées dans les produits pour contour des yeux est très large : céramides, levure, extrait de pervenche, extraits de Centella asiatica, hydratants, protecteurs de l’élastine, acides hydroxylés non exfoliants, produits antiradicalaires tel que les polyphénols de pépins de raisin, extraits de bleuet, de camomille ou d’algues (adoucissantes et hydratantes), de vitamine A, E ou C et de filtres UVA/UVB. Le contour de l’œil nécessite des produits de texture légère pour éviter le gonflement des paupières.
Stimuler la microcirculation Les produits contour des yeux peuvent contenir des actifs stimulant la circulation comme les extraits de ruscus qui permettent de lutter contre le gonflement vespéral ou matinal. Exemple de molécules incorporées dans les cosmétiques pour les yeux : • extrait de bleuet (Centaurea cyanus) : apaisant , adoucissant • extrait de camomille (Matricaria chamomilla) : défatiguant, calmant • extrait d’arnica (Arnica montana) : décongestionnant, drainant • extrait de thé vert (Thea chinensis) : tenseur, anticerne, décongestionnant • extrait d’hamamélis (Hamamelis virginiana) : apaisant, anticerne • extrait de mélilot (décongestionnant) • sulfate de dextran (décongestionnant) • dérivé de la vitamine K1 ou phytométhadione (anticerne) • extrait de petit houx (Ruscus aculeatus)
Embellir le regard !
Un peu d’histoire. Le maquillage des yeux est le plus anciennement connu de toutes les formes de maquillage. Dans les sociétés primitives, l’œil est considéré comme l’un des centres de l’individu et on le maquille pour des raisons rituelles : on l’entoure de traits qui en partent et y aboutissent. Les Egyptiens, il y a plus de 4000 ans, avaient une parfaite maîtrise des la formulation des fards. Ils étaient utilisés par tous quel que soit le milieu social, y compris les hommes et les enfants. Associés au culte divin les fards égyptiens étaient très présents dans la liste des offrandes funéraires. A l’époque de Kheops, le fard noir y est présent. Il est désigné par le mot « mesdemet » qui signifie « rendre les yeux parlants et expressifs ». L’œil noir prolongé d’une « goutte » est présent sur de nombreux sarcophages : il s’agit de l’œil du dieu Horus, symbole d’intégrité. Les études scientifiques ont pu retrouver les substances composant les fards égyptiens : oxyde de plomb, galène de couleur noire, cérulite, laurionite et phosgénite de couleur blanche, substances grasses d’origine animale. La laurionite et la phosgénite qui nécessitaient plus de 40 jours de manipulation étaient probablement rajoutées pour leurs vertus thérapeutiques. Les Egyptiens connaissaient aussi les propriétés optiques de réflexion de la lumière selon la taille des grains et obtenaient ainsi des poudres mates ou irisées. La première étape consistait à dessiner autour de l’œil un large cercle vert. Ensuite, on allongeait la fente de l’œil pour l’agrandir et obtenir « l’œil égyptien » avec du khôl (mot dérivé de l’hébreu kohol qui signifie « peindre »).
Les fards à paupières. On distingue, les fards à paupières poudre, les crayons et les khôls, et les émulsions. - Les fards à paupières poudre. Ils se présentent sous la forme de poudre compacte compressée dans de petits boîtiers individuels ou en palette de teintes diverses. On les prélève généralement avec un pinceau plat ou une minuscule éponge souple au bout d’un bâtonnet. Ils sont composés en général de trois éléments : • des pigments essentiellement et souvent des agents nacrants • un mélange de poudres telles que talc et polyamide (Nylon) qui donnent du glissant, • un liant dont le rôle est très important. Il permet le compactage par agglomération des particules entre elles et facilite l’application Les poudres sont broyées très finement, ce qui permet l’accrochage sur la paupière et leur confère une texture douce. Les agents nacrants sont constitués de très fines particules produisant ainsi un nacrage fin et discret. - Crayons et khôls. Ils se présentent sous la forme d’une mine plus ou moins grasse incluse dans un cylindre de bois (crayon) ou des bâtons plus ou moins dur et gras placés dans un étui (khôls). Les deux sont protégés par un capuchon de métal ou de plastique. Ce sont des produits gras sans eau contenant des pigments colorés et des substances grasses, proches de la formulation des rouges à lèvres. Les vrais khôls étaient à l’origine composés de sulfure de plomb et /ou de sulfure d’antimoine Ils servent à maquiller le bord des paupières et les sourcils. Les crayons à sourcils sont plus durs. Les crayons à paupières remplacent parfois les eye-liners à condition d’être suffisamment souples pour ne pas blesser.
- Emulsions. Ce sont des émulsions généralement « huile dans eau » présentées en mini-tubes ou mini-pots. Lorsqu’elles sont très fluides, elles peuvent être présentées en flaconnettes. Elles contiennent des pigments, des agents nacrants, des corps gras (cires, alcool cétylique, paraffine, etc.), de l’eau et des silicones pour obtenir un effet waterproof. Il existe actuellement des fards à paupières traitants hydratants, contenant des substances antiradicalaires avec effet lissant : huile de bourrache, collagène, protéines de soie, filtres solaires, phospholipides, vitamine E, agents absorbant le sébum qui freinent la dispersion de la poudre dans les plis de la paupière. Les émulsions plus ou moins grasses ont le désavantage de s’accumuler dans les plis de la paupière.
Les eye-liners. Ce sont des produits liquides plus ou moins visqueux, filmogènes, capable de se fixer solidement sur le bord de la paupière après séchage. Ils se présentent sous la forme de flacons accompagnés d’un pinceau très fin qui permet l’application. Ils contiennent des pigments, de l’eau, un gélifiant qui fournit la consistance et maintient le pigment en suspension, un agent filmogène (alcool polyvinylique, polymères acryliques, gomme laque), des colorants et des plastifiants. Ils sont appliqués en traits fins sur les bords inférieurs et supérieurs des paupières au ras des cils.
Les mascaras (fards à cils). C’est un produit pigmenté utilisé pour maquiller les cils, les allonger, les recourber et leur donner de la couleur. Les crèmes et les liquides son présentés en étui cylindriques avec une brosse automatique. La forme et la qualité de la brosse sont d’une extrême importance. La formulation est en général établie en fonction de ces éléments. Elle doit tenir compte de la longueur et de la densité des cils, de leur souplesse pour que le produit se disperse convenablement à leur surface et s’y maintienne pendant le temps d’application. Ils contiennent tous des pigments à l’exception des mascaras incolores, qui sont seulement traitants. On distingue, • les mascaras crèmes, qui contiennent des corps gras, des émulsionnants (souvent stéarate de triéthanolamine), des cires (abeille, carnauba), des résines pour l’adhérence sur les cils (poyvinylpyrrolidone, résine acrylique), • les mascaras fluides, qui contiennent des solutions alcooliques de résines (colophane), plastifiées avec de l’huile de ricin (castor oil). Les formules waterproof incorporent des produits de type isoparaffines. • les mascaras traitants qui renferment, o de la kératine, protecteur naturel des cheveux et des cils, o du panthénol qui favorise la pousse, o des acides aminés qui stimulent la croissance et renforcent la structure du cil, o des muccopolysaccharides, fortifiants et hydratants, o des peptides, régénérants et nourrissants. L’allongement des cils est obtenu grâce aux propriétés filmogènes des formules et à l’action mécanique de la brosse. La souplesse est due à l’huile de ricin (castor oil). L’empesage et le recourbement des cils est assuré par la colophane, le sirop de glucose et l’éthylcellulose. Pour accélérer le séchage du produit sur les cils, on ajoute des silicones volatils ou de l’alcool.
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> Allergie alimentaire : Attention ! Allergie à la farine de lupin :
Un allergène masqué associé fréquemment à une allergie à l’arachide.
Le lupin appartient à la famille des légumineuses, petits pois, haricots, soja. Sa farine est utilisée pour la fabrication du pain et des brioches en complément de la farine de blé. Les graines de lupin sont aussi utilisées en apéritif.
D’après certaines études, parmi les sujets allergiques à l’arachide, 1 sur 4 serait allergique à la farine de lupin. Les auteurs de cette étude ont pratiqué des tests cutanés afin de rechercher le risque de sensibilisation à la farine de lupin chez 515 enfants pour lesquels une allergie respiratoire et/ou alimentaire était suspectée.
Elle confirme les études précédentes. - Chez les enfants présentant une allergie aux légumineuses autres que l’arachide et le lupin, il existe un risque de sensibilisation à la farine de lupin. Ainsi, la recherche systématique d’une sensibilisation à la farine de lupin devrait être systématique chez ces enfants. - Chez les enfants allergiques à l’arachide, il existe une sensibilisation à la farine de lupin dans près de 25% des cas. Cette sensibilisation pourrait représenter un facteur de risque de persistance d’allergie à l’arachide.
D’après Mazeyrat R, Ponvert C, Thibault M, et col. Sensibilisation à la farine de lupin : risque pour l’enfant allergique à l’arachide. Revue Française d’allergologie et d’immunologie clinique, 2004.
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> Cosmétologie : Chronobiologie et peau :
Etude de l’activité de nos cellules selon les rythmes biologiques et les facteurs environnementaux.
Contrairement à ce que pensaient les biologistes il y a plusieurs années, l’organisme ne fonctionne pas de la même façon tout au long de la journée : l’activité des cellules de chacun de nos organes varie en qualité et en quantité selon la journée (rythme circadien) ou l’alternance jour-nuit, dénommée « nycthémère ». Les cellules auraient tendance à favoriser leurs activités de régénération et de réparation la nuit et leurs fonctions de défense le jour. La connaissance de la variation de ces activités appelée « biorythme » devrait permettre d’optimiser la prise de médicaments, de compléments alimentaires, ou l’application de produits cosmétiques selon l’heure de la journée.
Quelques définitions. • Biorythme : phénomène biologique qui se répète de façon régulière et spontanée chez des organismes vivants. Cette répétition peut être journalière, mensuelle, etc. • Chronobiologie : science qui étudie l’organisation de la vie dans le temps (khronos = temps; bios = vie ; logos = discours). La chronobiologie étudie les biorythmes. • Nycthéméral (rythme) : c’est un biorythme qui dure une nuit et un jour. Période de 24 heures envisagée en tant qu’alternance jour-nuit (nux, nuktos = nuit ; hêmera = jour). cette fonction biologique est activée et contrôlée par la lumière. Par exemple, la libération de mélatonine est bloquée par la lumière, mais libérée au cours de la nuit. • Circadien (rythme) : variation d’un phénomène biologique qui se répète environ sur une période d’une journée (circa = environ ; dies = jour). Il est moins sensible à l’influence de la lumière. Les rythmes circadiens sont chez l’homme plus fréquents que les rythmes nycthéméraux. • Horloge biologique : C’est une pendule, ou oscillateur, qui assure la coordination entre les différentes activités internes de l’organisme. Elle s’adapte aux rythmes de l’environnement, par exemple jour-nuit, qu’elle suit. Elle est capable de « se régler » sur une journée en avançant ou retardant de façon à être réglée sur 24 heures. Il semble que dans l’organisme humain, il existe plusieurs horloges biologiques qui comme plusieurs pendules ont leur mouvement décalé dans le temps.
Pourquoi sommes nous obligés de prendre en compte la chronobiologie ? Si notre organisme devait remettre en route toute notre mécanique, les besoins d’énergie seraient tels que nous ne pourrions pas survivre, par manque de combustible, c’est à dire de sucre. Prenons l’exemple du sucre (glucose) qui est le carburant des différents organes. Si toute la production était interrompue pendant notre sommeil, il faudrait un temps très long après notre réveil pour le fabriquer en quantité suffisante. En se servant « d’horloges biologiques », notre organisme anticipe la venue de l’aube et reprend la synthèse de sucre pendant la nuit pour atteindre un maximum lors de notre éveil. Notre cerveau et les autres organes sont alors approvisionnés, que nous ayons pris ou non notre petit déjeuner. Ceci est aussi vrai pour les cellules qui ne peuvent pas tout faire en même temps, car il faudrait que notre organisme leur apportent trop d’énergie en une seule fois. Les cellules répartissent donc à différentes heures de la journée telle ou telle activité afin d’assurer principalement son renouvellement ou ses mécanismes de protection. Les biorythmes sont en fait présents pour répondre aux différents besoins de notre organisme au cours du temps, notamment énergétiques, et ainsi anticiper les variations prévisibles de l’environnement.
Quels sont les facteurs environnementaux qui agissent sur nos biorythmes ? Le démarrage des différentes activités de notre organisme sont régulées par nos horloges biologiques qui sont pour la plupart ajustées en permanence sur l’alternance jour-nuit. La lumière stimule notre rétine qui apporte « cette information lumineuse » au cerveau. La quantité et l’heure d’exposition à la lumière influence nos horloges biologiques. Une faible intensité lumineuse n’a qu’un faible effet, alors qu’une lumière intense peut modifier l’ajustement des horloges biologiques et les rythmes circadiens de la synthèse de mélatonine et de cortisol. La lumière n’est pas le seul stimulus des biorythmes. En effet, d’autres stimuli sont importants comme l’alternance bruit/silence, chaud/froid, heures de travail, heures de repas, heures de repos, etc.
Biorythmes et nycthémère. En l’absence de repères de temps, les rythmes biologiques persistent, mais ne sont plus rythmés par l’alternance jour-nuit, puisque les horloges biologiques ne peuvent plus les réajuster. On a ainsi observé chez des sujets vivant expérimentalement dans une obscurité permanente (grotte) que les biorythmes persistaient mais avec une période supérieure à 24 heures (en moyenne 25 heures chez l’homme adulte).
Biorythmes et génétique. Les biorythmes sont d’origine génétique. Ces gènes sont présents dans le cerveau, dans d’autres organes, mais aussi dans la peau.
Peau et biorythmes. La peau est avant tout un organe « protecteur » pour notre organisme, vis-à-vis des agressions de toute nature. Cependant cette fonction ne peut être accomplie qu’à la condition que cet organe puisse être régulièrement renouvelé. Comme nous l’avons dit plus haut, il existe donc une organisation très précise durant le nycthémère qui est « collée » sur les besoins de la peau à un moment donné. Ceux sont les biorythmes, corrigés par les horloges biologiques, qui vont réguler les fonctions de la peau afin de répondre et d’anticiper les variations prévisibles de l’environnement, telle que l’alternance des jours et des nuits. Ainsi, la peau favorisera les processus de reconstruction et de réparation la nuit alors que durant le jour, elle favorisera les processus de protection, puisque c’est à ce moment qu’elles sera confrontée aux agressions extérieures (ultraviolets, pollution, etc.).
Quelques exemples du biorythme circadien de la peau. • La perméabilité cutanée est plus importante l’après-midi et la nuit que le matin. Les différents systèmes de patch (nicotine, hormones) seront mieux absorbés en fin de journée. • La circulation de sang dans les petits vaisseaux de la peau est plus importante la nuit, entre 23 heures et 4 heures du matin (maximum à 23 heures 30) et plus faible entre 12 heures et 16 heures. Les échanges sont donc plus intenses durant la première partie de la nuit avec apport de nutriments et élimination des toxines plus importants. • La couche cornée (partie la plus superficielle de la peau) a un volume plus important et des cellules plus grandes ou plus étalées le soir entre 20 heures et 23 heures. • La multiplication des cellules de l’épiderme est maximale à 1 heure du matin et minimale à 13 heures (3 fois moins). Ainsi la nuit, la peau favorise son renouvellement et sa réparation. • La quantité de sébum synthétisée est maximale à 13 heures et minimale à 4 heures. Le nombre de glandes activées est maximal à 14 heures et minimal à 6 heures. • Les effets de substances chimiques varient au cours du nycthémère : o la durée d’une anesthésie locale est deux fois plus longue entre 7 heures et 16 heures o la pénétration de certaines molécules à travers l’épiderme est maximale vers 4 heures du matin o certains antihistaminiques sont plus efficaces à 23 heures et le sont moins à 11 heures
Implications thérapeutiques (chronopharmacologie) Du point de vue médical, la chronopharmacologie permettra d’optimiser la prise d’un médicament afin d’avoir une meilleure activité, mais aussi un risque toxique minime. Du point de vue cosmétique, il faudrait, - apporter des nutriments la nuit qui favoriseront le renouvellement cellulaire et la réparation des dommages de la journée. Les acides gras essentiels de type oméga-3 ou oméga-6 devraient être logiquement pris le soir, période ou la peau se régénère. Il devrait en être de même pour les crèmes antirides vitamine A et dérivés, vitamine C. - apporter le matin les nutriments qui favorisent les capacités de défense de la peau. Les substances antiradicalaires, telles la vitamine E, la vitamine C (dans son action protectrice) , les caroténoïdes, le sélénium, le zinc, etc., en sont un exemple.
Il existe d’autres rythmes que les rythmes nycthéméraux ou circadiens : • le rythme circaseptanien (ou circaseptnaire) : variation sur une période d’environ une semaine, • le rythme cicatrigintien (ou circamensuel) : variation avec une période d’environ 1 mois (25 à 30 jours). L’exemple le plus connu est celui du rythme menstruel chez la femme. De telles périodes existent aussi avant la puberté, après la ménopause, mais aussi chez l’homme, • le rythme circannuel : variation sur une période d’environ 1 an. Les cycles de reproduction chez certains animaux en sont un exemple.
Pour des informations plus complètes, vous pouvez consulter l’ouvrage d’A.E. Reinberg : « chronobiologie et chronothérapeutique ». Flammarion Médecine Sciences, Paris 2nd édition, 2003.
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> Allergie : questions internautes récurrentes :
Les lessives peuvent-elles aggraver l’eczéma ?
Peu d’études traitent de l’intolérance cutanée aux lessives malgré les plaintes répétées des patients atopiques. Les détergents du linge étant susceptibles de déclencher des dermites, plus particulièrement en cas d’eczéma atopique.
Les auteurs ont pratiqué des patch tests chez 110 enfants âgés de 9 mois à 16 ans avec leur lessive diluée. Il était par ailleurs demandé de remplacer pendant 1 mois la lessive usuelle afin d’évaluer une amélioration éventuelle de leur eczéma ou des démangeaisons. Les résultats ont montré : - 18 des 110 enfants (16%) ont présenté une réaction allergique à la lessive testée. - Le changement de lessive a permis une amélioration de l’eczéma et des démangeaisons chez la majorité des enfants.
Cette étude permet de penser qu’une lessive peut être un facteur d’aggravation d’un eczéma ou de démangeaisons chez l’enfant. Parfois cette intolérance peut être due à une allergie à la lessive. Il en découle, que même en l’absence d’allergie, il ne faut pas utiliser de trop grandes quantités de lessive et ne pas hésiter à changer de marque si l’on suspecte son rôle dans l’irritation de la peau de nos enfants.
D’après Guillet G, Devaux J, Guillet MH. « L’intolérance aux lessives chez l’atopique : étude chez 110 enfants. Revue Française d’allergologie et d’immunologie clinique, 2004.
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> Et vous :
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